Le 24 octobre, des centaines de milliers de manifestantEs ont défié Macron. Malgré les violences policières et les couvre-feux, la jeunesse et les travailleurEs refusent de se taire. Face à la vie chère, aux inégalités et à la casse des services publics, construisons une grève massive, manifestons en nombre le 5 novembre et préparons la suite !
Des miettes et des grenades

A près avoir frappé les lycéenNEs, le gouvernement concède des mesures au rabais, reportées et financées par de nouvelles économies. Des miettes pour les lycéenNEs, presque rien pour le supérieur, rien contre la vie chère. Les budgets préparent de nouvelles attaques contre la protection sociale et les services publics.
Pour protéger les profits des plus riches, le pouvoir réprime : près de 10 000 interpellations, des mutilations, des peines de prison, des couvre-feux et des interdictions de manifester. Il veut aussi contrôler les réseaux sociaux. Soutenu par le RN et la droite, le projet de loi « casseurs-payeurs » attaque nos droits fondamentaux. Défendons le droit de manifester, exigeons l’arrêt des poursuites, la libération et l’amnistie des personnes mises en cause dans le mouvement !
Le racisme tue : organisons la riposte
Le 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, un individu d’extrême droite a tué Pengo Bossio Wangi parce qu’il était noir et grièvement blessé cinq personnes, dont une fillette de 12 ans, parce que supposées arabes ou musulmanes. Il prétendait « venger les commerçants » après le 17 octobre. Le lendemain, des groupes fascistes attaquaient plusieurs cortèges.
Ces violences prospèrent sur le racisme alimenté par le gouvernement, l’extrême droite et les grands médias. Désigner les non-Blancs, les musulmanEs et la jeunesse des quartiers populaires comme des ennemis prépare les passages à l’acte et divise notre camp social. Construisons un front antiraciste et antifasciste et organisons la protection collective de nos manifestations.
Construisons ensemble la grève
Le 31 octobre, poursuivons la mobilisation. Le 5 novembre, accélérons encore et faisons converger la révolte de la jeunesse et les luttes des travailleurEs. Pour les salaires, les s ervices publics, nos droits et un avenir vivable, nous avons la force du nombre et de la grève : les richesses, c’est nous qui les produisons !
Discutons avec nos collègues, réunissons-nous en assemblées générales et préparons des caisses de grève. Organisons-nous pour décider ensemble des suites. Macron dégage, Lecornu démission !
Toustes en grève le 5 novembre et après !



